Critique - THE STOOGES

Publié le par Alek


 

The Stooges


Les Stooges. J'ai toujours trouvé ça con - oui con, bordel de merde ! - de parler de " son groupe préféré " mais là je ne sais plus quoi dire... Les Stooges sont probablement mon groupe préféré. Avec d'autres bien sûr... Mais quand même ! C'est bien simple, le choc de la découverte de cet album fut tel que j'ai pu écouter que ça pendant toute une année.

Le disque s'ouvre sur 1969. Grosse marade anti-hippie en forme de manifeste nihiliste. Déjà là il y a tout. La batterie de Scott Asheton nous renvoie en pleine préhistoire, et les gimmicks vocaux d'Iggy Pop enrobe la chose d'une lubricité toute... particulière.

Deuxième piste : I wanna be your Dog. Même croix, même combat... Avec cette fois-ci un texte plus métaphorique, qui laisse deviner une des thématiques principales de cette oeuvre, la frustration - la déviance ? - sexuelle.

We Will Fall, bien que sacrément sympa dans certains types de soirées et franchement agréable à écouter, reste pour moi la pièce la moins marquante de cet album. Peut-être un éventuel forcing de John Cale - producteur du disque - serait-il à l'origine de ces relans typiquement " Velvetiens ", pas vraiment à leur place...

No Fun ! Yeah baby - No Fun at all ! Pièce maitresse ? Peut-être bien... No Fun est un condensé de tout ce qui fait la force de ce premier album : brutalité, frustration, rythmes tribaux, et solo acéré de Mr Ron Asheton - paix à son âme... - une hymne à " l'open Mind " et à la destruction. A noter aussi une ligne de basse hypnotique comme seul Dave Alexander savait les imaginer... J'adore !

Real Cool Time & Not Right. Du gros classique " Stoogien ". Riff dinosaure et chant d'eunuque mis à mal à la clef...

Ann fait figure d'inconnu dans l'équation Stooges. Hommage à Ann Harbor, ville d'où l'ami Iggy est originaire ? Délire S.M hallucinatoire ? Le fait est que cette piste déchire, malgré un coté Doors très - trop ? - prononcé.

Little Doll est peut-être mon morceau préféré sur The Stooges. C'est du moins celui que j'ai décidé de vous faire entendre pour illustrer cette article. Encore une fois, il y a ici tout ce qui fait le charme du groupe. Peut-être aussi le texte le plus riche à mon sens.

Un album mythique, un groupe mythique, un chanteur à tics, c'est la fin de cette critique...

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